Cette étude a testé l'efficacité de doses intraveineuses répétées de psychédéliques pour réduire les symptômes du syndrome de stress post-traumatique (SSPT). Des vétérans et des militaires souffrant de SSPT (n = 158) qui n'avaient pas réussi à suivre un traitement antidépresseur ont été randomisés pour recevoir 8 perfusions administrées deux fois par semaine d'un placebo intraveineux (n = 54), d'une faible dose (0,2 mg/kg ; n = 53) ou d'une dose standard (0,5 mg/kg ; n = 51) d'un psychédélique. Les participants ont été évalués au départ, pendant le traitement et pendant 4 semaines après la dernière perfusion. Les analyses primaires ont utilisé des modèles à effets mixtes. Le critère de jugement principal était la liste de contrôle de l'ESPT pour le DSM-5 (PCL-5), et les critères de jugement secondaires étaient l'échelle de l'ESPT pour le DSM-5 (CAPS-5) et l'échelle d'évaluation de la dépression de Montgomery Åsberg (MADRS). Il n'y a pas eu d'interactions significatives entre le groupe et le temps pour les symptômes du PTSD mesurés par le PCL-5 ou le CAPS-5. La dose standard de psychédéliques a amélioré la dépression mesurée par l'échelle MADRS significativement plus que le placebo. Les psychédéliques ont produit des effets dissociatifs et psychotomimétiques liés à la dose, qui sont revenus à la ligne de base dans les 2 heures et ont été moins prononcés avec une administration répétée. Il n'y a pas eu de preuve d'un arrêt différentiel du traitement en fonction de la dose de psychédéliques, ce qui est cohérent avec une bonne tolérabilité. Cet essai clinique n'a pas permis de mettre en évidence un effet significatif des psychédéliques sur les symptômes du syndrome de stress post-traumatique en fonction de la dose administrée. Des analyses secondaires ont suggéré que la dose standard exerçait des effets antidépresseurs rapides. D'autres études sont nécessaires pour déterminer le rôle des psychédéliques dans le traitement du SSPT.